17 mai 1990, l’OMS supprime officiellement l’homosexualité de la liste des « maladies mentales ». Quinze ans plus tard, symboliquement, le 17 mai devient la Journée internationale de lutte contre l’homophobie. Célébrée depuis dans plus de cinquante pays, elle est l’occasion de mener campagne pour une meilleure reconnaissance – sociale, légale, pénale – de l’homosexualité et de rappeler que, malheureusement, certains clichés ont la vie dure. Sur France 4, le magazine Tel quel s’empare justement de ces clichés, non pas juste pour les dénoncer, mais tout simplement pour démontrer, par l’exemple, leur absurdité autant que la violence sourde et quotidienne qu’ils véhiculent. Deux jeunes femmes de vingt ans qui tentent de faire accepter leur relation à leurs parents, deux hommes préparant un mariage qui n’aura aucune valeur légale, deux femmes qui attendent un enfant procréé par insémination artificielle et deux trentenaires tâchant de se faire reconnaître légalement comme famille homoparentale pour accueillir le fils que l’un d’eux a adopté : chez ces couples, la moindre lun di 14 MAI à 20.35 démarche, même la plus anodine, même la plus naturelle, est condamnée d’emblée à se transformer en acte militant, voire en chemin de croix. À travers ces portraits croisés, le reportage pose au fond une question limpide, à l’image de son titre : « Ils sont homosexuels, et alors ? ».
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L'Islande est à l'honneur : de National Geographic, avec son mois de mai 2012 , et de cet article. L'Islande, dont la capitale est la plus au Nord de notre planète, est dirigée par une première Ministre, Johanna Sigurdardottir , ouvertement lesbienne, mariée. Et est-un hasard, ce pays, après avoir subi une crise financière créée par des hommes cupides, se redresse avec des femmes, après avoir vécu une processus politique original important (une Constituante).
En janvier 2009, la sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir est devenue la première femme de l’histoire de l’île à endosser le rôle de Première ministre. Sans cacher son homosexualité. En trois années passées à la tête de l’exécutif, Johanna a surtout montré qu’elle sait tenir la barre. Avec fermeté, cette personnalité de gauche mariée à la poétesse Jonina Leosdottir a mis en œuvre des réformes sévères (amputation de 10% du budget de l’Etat) - au prix d’une baisse de popularité - tout en réussissant à sauver le système social de l’île. Depuis peu, l’Islande renoue avec la croissance. Avec elle, les femmes ont pris goût au devant de la scène. Seul le monde des affaires semble leur résister, et encore. Le 15 mars, Svana Helen Björnsdottir, 51 ans, a été propulsée à la tête de la Fédération des entreprises islandaises (le Medef local). «Sa nomination est un signal très fort, commente un attaché parlementaire. Cette fédération compte de puissantes industries dirigées depuis toujours par des hommes plutôt machos.» Svana est la première femme à accéder à ce poste. Ce n’est pas un hasard si ces figures féminines apparaissent dans la foulée de l’effondrement du système financier de l’île, en octobre 2008. Le krach, qui a balayé l’ancienne classe politique, a fait émerger l’idée d’une faillite de la gouvernance masculine. «Les femmes se sentent aujourd’hui capables de prendre des responsabilités à l’échelle de la société, comme si l’inconséquence des hommes avait eu raison de leurs complexes», note Hlin Agnarsdottir, dramaturge et féministe. Tout de suite après l’effondrement de 2008, des banquières avaient d’ailleurs donné de la voix. L’une d’elles, Margret Robertet, en charge d’Audur Capital, un fonds d’investissement prônant des placements «respectueux des valeurs féminines», déclarait en janvier 2009 : «Comme d’habitude, les hommes ont mis le bazar, et c’est à nous, les femmes, de tout nettoyer !» Sa réflexion pouvait faire sourire. Mais elle trouve un écho au Centre national pour l’égalité des genres, une institution en Islande. C’est écrit noir sur blanc dans son rapport sur les responsabilités dans l’engloutissement de l’économie de l’île : «Il est évident que les acteurs principaux de l’effondrement étaient des hommes. […] Le secteur financier était dominé par un petit groupe d’hommes très homogène, où les stéréotypes masculins et un certain discours culturel et social ont occulté et fait oublier la prudence dans les affaires.» Du coup, l’idée que le salut des entreprises passe par la prise en compte des points de vue féminins fait son chemin, promue avec force parle gouvernement de Johanna Sigurdardottir. Dès son arrivée, en janvier 2009, elle a imposé la parité dans son gouvernement : huit ministres, dont quatre femmes. Puis le Parlement a voté un nouveau train de mesures en faveur de l’égalité. Dont l’obligation pour toute entreprise de plus de 50 salariés de compter 40% de femmes aux postes de management à l’horizon 2013. Il a fallu se résoudre aux quotas. De fait, en Islande comme ailleurs, les postes stratégiques de l’économie restent à conquérir. Seuls 19% des managers islandais sont aujourd’hui des femmes, un chiffre qui tombe à 13% dans le secteur de la banque et des assurances.
"TÊTUE: Comment vous est venu l'idée de proposer un char lesbien financé par les marcheuses? Gouine comme un camion: Cela faisait plusieurs années qu'on se demandait derrière quel char défiler à la marche des Fiertés. Aucun ne nous parlait vraiment. Depuis quelques années, il n'y a plus vraiment de chars organisé PAR et POUR les lesbiennes. En juin dernier, on s'est dit que ça ne pouvait plus durer.
De manière générale, l'espace lesbien (bar, clubs, etc.) se rétrécit de plus en plus. Nous avions envie de remédier à cette situation en proposant aux filles de prendre les choses en main et d'investir l'espace public avec un char collectif et ouvert à toutes. Le mot d'ordre: visibilité! Nous voulons faire de ce char un espace d'expression pour les lesbiennes à la Gay pride et un point de ralliement pour toutes au cours de la marche.
Le fait que ce char soit un char financé par les marcheuses elles-mêmes a également son importance: l'objectif est de montrer que les lesbiennes sont capables de s'organiser et de faire bloc autour d'un projet solidaire. Nous souhaitons nous affranchir de tout sponsor ou soutien commercial pour conserver une totale indépendance d'expression et de revendication. Et puis 2012 est une année importante pour les droits LGBT...
Zoe Leonard a rédigé, en anglais, un texte devenu célèbre par sa radicalité : I want a dyke for President. Dans ce texte, cet artiste a associé à la "gouine" une partie importante des identités humaines déconsidérées par la classe des dirigeants à cause de leur propre hiérarchie des valeurs. Il s'agit en outre de viser un statut politique, la Présidence (énoncée au féminin, vécue au masculin), qui dans le Patriarcat mondialisé, échappe aux femmes, et plus encore aux femmes qui aiment les femmes. Mais pour contredire et contrecarrer ce système de domination et de mépris, Zoe Leonard additionne des références dramatiques (harcelée, droguée, dont la dernière amante est morte du SIDA, etc). La liste est à lire ici. Or ce texte reprend ce que les prétendus "gens bien" ont tendance à associer, mélanger, en faisant tant d'amalgames. Comme s'il fallait choisir entre la lesbienne ainsi décrite et la lesbienne qui se cache, n'a pas fait son outing, prétend "être une femme comme les autres", comme si l'être-lesbien était une souffrance qui s'associerait à toutes les souffrances. Le christianisme imprègne ce texte, à la fois beau et dramatique. Le Collectif internationaliste I want a President en fait ce jour une lecture publique à Paris.
Autant il faut souhaiter, comme c'est le cas en Islande aujourd'hui, qu'une femme lesbienne devienne Présidente ou Première Ministre selon les régimes politiques (Johanna Sigurdardottir) SI ELLE EST UNE FEMME BIEN (1), parce que toute lesbienne qu'elle serait, elle pourrait aussi être incompétente, dangereuse, autant il faut énoncer une pluralité de textes comme il existe une pluralité lesbienne.
"Je veux une lesbienne comme Présidente parce que...". Une proposition de texte suivra. Vous pouvez en faire une ici aussi.
(1) en effet ce n'est pas l'orientation affective/sexuelle d'une personne qui peut définir sa "valeur" humaine dans telle ou telle situation. Si la majorité des lesbiennes et des gays sont des êtres humains de grande valeur PARCE QU ILS ONT CONSERVE ET FAIT VIVRE LEUR SENSIBILITE ET DONC LEUR INTELLIGENCE, l'Histoire nous apprend qu'il existe dans tout "groupe" des différents qui peuvent être ou géniaux ou néfastes.
Gwendoline est une jeune femme française, qui vit dans le Sud-Est. Elle est, heureusement, lesbienne, mais malheureusement, celle dont le tempérament sensuel est volcanique, ne fait pas facilement des rencontres (nous le souhaitons un bon week-end !). Il y a quelques semaines, elle s'est même crée un compte sur Mitylène, qu'elle a payé, et 24 heures plus tard, son compte était supprimé ! Trop belle pour ? Elle fait des photographies, mais elle est aussi exigeante pour celles-ci que pour ses amoureuses. Elle les veut fantasques et fantastiques. Nous la comprenons. Si vous êtes photographe, vous pouvez vous faire connaître de l'auteur de ce blog qui transmettra. Si vous souhaitez faire connaissance avec elle parce que vous pensez qu'elle pourrait succomber à vos charmes (donc ce message s'adresse uniquement aux femmes et aux jeunes femmes), vous pouvez aussi vous faire connaître de l'auteur de ce blog qui transmettra !
Elle souhaite faire des duos, mais de haute volée, avec une superbe modèle et une ambition photographique.
Les photographies publiées ci-dessous le sont avec son autorisation écrite. Elles ont été réalisées par James Desauvage et Frank Savannah
Les deux dernières appartiennent à une série de F. Savannah avec LadyPinkDoll
"En noir et blanc avec des petites pointes de rouge, la photo de la militante Alia Magda Ehmahdy, posant nue contre les salafistes, a déclenché un scandale en Egypte en novembre. Pour la journée internationale des droits des femmes, ce jeudi 8 mars, l'iranienne Maryam Namazie a décidé de lui rendre hommage en publiant un «Nude photo revolutionnary calendar» en ligne (à télécharger directement ici) où de nombreuses activistes et féministes du monde entier posent nues. Maryam Namazie, installée à Londres, porte-parole d'Equal Right Now, une organisation humanitaire pour la défense des droits des femmes en Iran, explique sur son blog que ce calendrier est lancé pour se joindre «aux cris d'Alia Ehmahdy contre une société violente, raciste, sexiste et hypocrite». «Les islamistes et la droite religieuse sont obsédés par le corps des femmes et exigent que nous soyons voilées. Se mettre nue brise les tabous, c'est une forme importante de résistance», selon elle. Sonya Barnett, co-fondatrice du mouvement féministe SlutWalk de Toronto, a participé à
Cette série de photographie, avec Alixia Busch, est publiée avec son autorisation. Elle est accompagnée de Bess, et les photographies sont de Bruno Alexandre
Tonya Parker est une juge du Texas, lesbienne. Elle a décide de refuser de marier des couples hétérosexuels tant que l'État du Texas ne donnera pas ce droit aux gays et lesbiennes. Elle a justifié sa décision par le fait que c'est une «occasion de leur donner une leçon sur l'inégalité de la législation sur le mariage dans cet État» «Je suis désolée. Je ne célèbre pas de mariage parce que nous sommes dans un État qui ne reconnaît pas l'égalité du mariage, et jusqu'à ce qu'il le fasse, je ne vais pas appliquer à un groupe de personnes une loi qui ne s'applique pas à un autre.» Etant donné le système judiciaire américain, la juge Parker a été élue en 2010. Elle est la première lesbienne, noire lesbienne, élue juge dans le comté de Dallas. Dans le même temps, un huitième Etat américain (sur 50) a légalisé ce mariage pour tous.
Les 10 premières photographies de cet album sont du photographe Art TF
http://www.art-tf.fr/
avec certaines de ses modèles
http://www.akasha.book.fr/
http://www.yuliya.book.fr/galeries/
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